L’ancienne promesse de Noël : Genèse 3.15

Lors d’une soirée chaleureuse, alors que nous habitions au Sénégal, en sortant dans notre cour, j’ai été surpris de voir un long serpent vert par terre. Dès qu’il m’a vu, il s’est précipité par-dessus le mur et dans mon garage. 

En Afrique de l’Ouest, il existe des serpents parmi les plus venimeux au monde, comme le mamba vert.  L’idée qu’un membre de ma famille soit mordu par un mamba vert m’effrayait, mais ce qui m’effrayait encore plus c’est que si l’une de mes filles se faisait mordre, nous n’aurions que 30 minutes pour nous rendre à l’hôpital avant que la propagation du venin n’entraîne la mort. Et même là, nous n’avions aucune certitude que l’hôpital disposerait d’antivenin en stock. C’était une réalité tendue à vivre.

La source de tous nos problèmes

Google a récemment produit une vidéo indiquant que le mot le plus recherché au monde sur leur moteur de recherche en 2020 était « Pourquoi? ». 

La vidéo de 3 minutes est remplie de clips de toutes sortes de tragédies auxquelles nous avons été confrontés en 2020 (la pandémie, les morts de George Floyd et de Koby Bryant, juste pour en nommer quelques-uns).  

La vidéo se termine par la déclaration suivante: « Tant que nous n’aurons pas trouvé pourquoi, nous continuerons à chercher ». 

C’est normal pour nous, face à tout problème, de vouloir remonter à sa source afin de le comprendre et, espérons-le, de trouver une solution. 

Le vaccin contre le covid-19 en est un exemple sur le plan biologique – revenir à la source biologique du problème pour produire une solution.

Genèse 3 nous ramène à la source ancienne de tous les problèmes de l’humanité. La femme, tentée par le serpent, mange du fruit et en donne à son mari, qui est avec elle. Toute souffrance et toute maladie est une conséquence de cette terrible décision.  

Une promesse

Je mettrai inimitié entre toi et la femme. 

Remarquez que c’est le Seigneur qui est l’initiateur de ce plan. 

Le serpent avait trompé la femme. Maintenant Dieu dit au serpent, le Diable incarné, ce qu’Il va faire.  

Le mot traduit par « inimitié » décrit une guerre entre deux ennemis (Ézéchiel 25.15 ; 35.5). 

Entre toi et la femme. Le mot traduit par « entre » est utilisé 4 fois dans notre verset. Cette préposition est utilisée à plusieurs reprises dans des contextes d’alliance dans le livre de la Genèse. Nous voyons un exemple en Genèse 9.12-13, lorsque Dieu fait une promesse à Noé: « Et Dieu dit: C’est ici le signe de l’alliance que j’ai établie entre moi et vous, et tous les êtres vivants qui sont avec vous, pour les générations à toujours: j’ai placé mon arc dans la nue, et il servira de signe d’alliance entre moi et la terre. » 

L’auteur de Genèse emploie le mot « entre » également lorsque Dieu fait une promesse d’alliance à Abraham dans la Genèse 17.2 : « J’établirai mon alliance entre moi et toi, et je te multiplierai à l’extrême ».

Le point auquel je veux en venir est que lorsque Dieu dit dans Genèse 3.15 qu’il va mettre l’inimitié entre le serpent et la femme, Dieu fait une promesse! Et c’est une promesse d’alliance qui aboutira au salut. 

Entre ta postérité et sa postérité

Le mot traduit « postérité » ou « descendance » est le terme hébreu pour « semence », qui peut se référer à un individu ou à un groupe.   

Il existe deux postérités différentes qui se feront la guerre tout au long de l’histoire de l’humanité – deux lignées, la postérité du serpent et la postérité de la femme – et elles seront en constante inimitié l’une contre l’autre. 

La postérité du serpent est l’ensemble des personnes qui s’opposent à l’autorité du Royaume de Dieu. Caïn (qui tua son frère Abel), Lémek (Genèse 4.17-24), et ceux qui étaient en opposition à Jésus (Jean 8.33, 41-44). 

La postérité de la femme est le peuple élu de Dieu tout au long de l’histoire de la rédemption. Les alliances avec Noé, Abraham, Israël et David s’appuient toutes sur la promesse séminale de Genèse 3.15 d’un peuple élu.  

À Noël, nous célébrons l’arrivée de la postérité tant attendue et promise de la femme qui portera un coup fatal sur la postérité du serpent, le Seigneur Jésus Christ (Galates 4.4; 3.16)

Celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.

Cette phrase nous montre qu’il y aura un point culminant dans l’inimitié, quand la postérité de la femme vaincra enfin et définitivement la postérité du serpent. 

Les mots « écraser » et « blesser » sont en hébreu le même verbe, mais leurs points de repère sont différents. Le coup porté à la tête du serpent sera pour lui un coup mortel, alors que la même action sur le talon de l’homme ne fera que l’affaiblir, et ce, momentanément.

Christ a écrasé la tête du serpent par sa mort sur la croix (Colossiens 2.15; Hébreux 2.14-16; Apocalypse 12.9) et par sa résurrection et ascension à la droite du Père (Éphésiens 1.20-23).

Et nous, l’Église, par notre union avec Christ, participerons à cette victoire: « Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds. Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous! » (Romains 16.20)  

Conclusion

Donc, revenons à ma rencontre avec le serpent dans ma cour au Sénégal. Après que le serpent s’est précipité par-dessus le mur et dans mon garage, je ne l’ai plus jamais vu. Mais j’ai vécu avec une plus grande prudence, sachant qu’un serpent venimeux se trouvait à proximité. 

Il y a un serpent dans notre jardin, frères et sœurs, et il n’y a pas d’antivenin. Une seule personne peut nous protéger, c’est celui qui lui a écrasé la tête, le Seigneur Jésus-Christ, dont nous nous souvenons à Noël.

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Daniel Thornton (Th.M., Dallas Theological Seminary), missionnaire avec Crossworld, a servi au Sénégal pendant 10 ans comme professeur de théologie et coach de pasteurs. Installé à Montréal depuis août 2017, il sert comme ancien à l’Église Baptiste Évangélique Emmanuel et en tant que professeur à SEMBEQ et Parole de Vie. Marié depuis 16 ans à sa chère épouse Angie, ils ont deux filles.

Published By: Daniel Thornton

Daniel Thornton (Th.M., Dallas Theological Seminary), missionnaire avec Crossworld, a servi au Sénégal pendant 10 ans comme professeur de théologie et coach de pasteurs. Installé à Montréal depuis août 2017, il sert comme ancien à l’Église Baptiste Évangélique Emmanuel et en tant que professeur à SEMBEQ et Parole de Vie. Marié depuis 16 ans à sa chère épouse Angie, ils ont deux filles.